Une autre vision du monde… Un autre avenir pour Castres

une autre vision du monde… Un autre avenir pour Castres

UNE AUTRE VISION DU MONDE

 

Face à l’urgence climatique, sociale et démocratique, notre liste citoyenne de mobilisation des forces de gauche propose à l’échelle municipale de modifier radicalement la manière de mettre en œuvre l’action publique.

Jamais le système économique et financier mondial, inégalitaire et climaticide, n’a été autant remis en question. Scientifiques et économistes sont chaque jour plus nombreux à tirer la sonnette d’alarme.

Marches pour le climat, mouvement des Gilets jaunes, manifestation pour défendre les retraites et les services publics : autant de revendications pour construire une société plus égalitaire, plus démocratique, fondée sur la justice sociale et la préservation des ressources de notre planète.

Malgré les forts mouvements de résistance, Emmanuel Macron (derrière son écran de fumée « ni gauche, ni droite ») poursuit la mise en place de réformes néolibérales, accroissant les inégalités et détruisant les conquêtes sociales qui structurent notre pays. Il ne prend aucune mesure ambitieuse pour faire face au changement climatique et à la destruction de la biodiversité.

C'est pourtant bien un changement de société qui est en jeu.

Nous ne pouvons accepter que la seule alternative dans les prochaines années soit des politiques plus autoritaires, discriminantes et xénophobes.

Nous appelons à une véritable transition énergétique, agricole et industrielle, c’est-à-dire à une transformation profonde des façons de produire et de consommer qu'imposent les crises écologique et climatique.

Nous aspirons à un meilleur partage des richesses passant par une vraie justice fiscale, l'élargissement des droits sociaux, la fin de la toute-puissance des marchés financiers et de l'influence des multinationales sur le politique.

Ces ambitions doivent être reliées à notre quotidien. Elles doivent apporter des solutions face aux difficultés dans ce qui se vit au travail, à l’accès au logement, aux services publics de santé, d’éducation et de transports.

Elles doivent s'ancrer dans des expériences et des luttes collectives déjà menées ou en cours, être débattues dans tous les cercles. Et pour cela, il est temps de promouvoir une manière collégiale et participative de pratiquer la politique, au plus près des besoins exprimés par la population.

C’est à l’échelle municipale que la démarche participative se diffuse le mieux, que les expériences de transitions à la fois écologique, économique, sociale et démocratique peuvent être les plus innovantes.

Ainsi, nous défendons une politique alternative, qui soutient d’autres formes d’entreprises et de gestion des communs.

Une municipalité peut contribuer à développer de nouveaux secteurs économiques comme les énergies renouvelables, l’économie circulaire, l’économie sociale et solidaire afin de participer au développement d’un bien vivre ensemble dans un respect de notre environnement.

 

 

CASTRES AUJOURD’HUI : UNE VILLE SANS ÉLAN

 

Après presque vingt ans de gestion par M. Bugis, Castres n’est pas une ville en bonne santé. Elle perd des habitants : 44 000 en 2000 et 41 000 aujourd’hui, alors que les communes de l’aire urbaine progressent et ont gagné 4 000 habitants. Plus de la moitié de la population active de Castres réside dans une autre commune.

La vacance des logements est importante : près de 2800 d’entre eux sont inoccupés.

Le taux de chômage (13%)  est supérieur à la moyenne départementale (10%). Le taux de pauvreté est de 19% : près de 8000 personnes vivent en dessous de seuil de pauvreté. Dans certains quartiers, ce taux atteint 50% et plus.

Les quartiers périphériques ont été abandonnés au profit de la rénovation de la voirie, principalement en centre ville. Et pourtant ce centre ville est en grande difficulté, alors que les zones commerciales s’étendent.

Entre 2013 et 2017, sur les 56 millions d’euros d’investissements, 50% ont été consacrés à la voirie.

Les budgets consacrés aux associations, à la culture et aux services publics ont été réduits, accentuant encore le manque d’attractivité.

La dette de la ville est importante : 86 millions d’euros soit 1850 euros par habitant, alors que la moyenne des villes comparables est de 1060 euros par habitant.

Ajoutons enfin que le personnel municipal a été fortement réduit et précarisé ; des services municipaux ont été externalisés.

Le premier mandat de M. Bugis a été marqué par la fermeture des MJC du Centre et de Lambert, la fermeture de l’office municipal de la jeunesse, du centre de loisirs de Lostanges. C’est ensuite la régie de quartier de Bisséous, structure d’insertion, qui a été sacrifiée.

Dans l’opposition, la gauche a initialement lancé l’idée de la gratuité des bus ; M. Bugis l’a heureusement réalisée. Nous soutenons cette mesure,  même si le cadencement et le maillage du réseau sont à revoir.

La privatisation des parkings opérée par M. Bugis a pour conséquence que la ville n’est plus maître aujourd’hui de son espace public.

Chaque mandat a été marqué par la rénovation d’une place à un coût exorbitant, empêchant des investissements d’importance dans les quartiers.

En 2014 M. Bugis répond à la baisse des dotations gouvernementales aux communes par des mesures injustes prises sans aucune concertation ni information du conseil municipal. Il décide 1,3 millions d’économies sur les budgets de la culture, des associations, de l’éducation (en supprimant les classes vertes), du personnel municipal.

Il a augmenté juste au début du mandat les indemnités des élus de 100 000 Euros.

Aucune réalisation de la mairie n’a correspondu à une vision d’ensemble : pas de réseau cohérent de pistes cyclables, une végétalisation en grave régression, un parc de logements sociaux délaissé, etc.

Rappelons que le centre hospitalier, la rocade, l’enseignement supérieur, le réseau haut débit sont des réalisations initiées par les municipalités de gauche.

 

 

UN AUTRE AVENIR POUR CASTRES

 

Les atouts du territoire sont réels : les savoir-faire, la recherche, le numérique et la e.santé en sont les points forts.

Il faut continuer à développer l’enseignement supérieur, envisager d’autres formations dans un monde à anticiper.

Au-delà de la chimie, de la santé, des technologies de l’information, d’autres filières doivent être soutenues, comme le bois.

Il y a place aussi pour un artisanat de qualité, que nous soutiendrons en lui donnant plus de visibilité, et en aidant des jeunes à s’installer une fois formés.

Nous favoriserons l’implantation d’entreprises qui s’engageront à respecter des critères sociaux (emplois pérennes) et environnementaux (respect de l’environnement). La ville, dans les marchés publics qu’elle passera retiendra les critères environnementaux et sociaux.

Des investissements créateurs d’emplois en lien avec l’urgence climatique sont nécessaires. Un grand plan d’isolation thermique des bâtiments communaux sera mis en place, associé à des aides plus importantes pour la rénovation des logements.

Enfin, la Mairie est un employeur incontournable. Il faut stopper la réduction des emplois municipaux et l’externalisation de certaines tâches, qui aboutissent de fait à la suppression de services à la population. Plus généralement, nous appliquerons un « principe vert et
solidaire » comme guide de notre politique municipale.

Nous savons que la dette de la ville et de la Castraise de l’eau est importante, plus de 86 millions d’euros, et reste une préoccupation forte.

Nous n’augmenterons pas la fiscalité, elle sera maintenue à son niveau actuel.

Bien-sûr, Castres rayonne grâce au CO et aux laboratoires Pierre Fabre.

Mais son attractivité doit également s’appuyer sur la culture, l’environnement naturel et l’enseignement supérieur.

Dans une trentaine d’années, les températures à Castres l’été seront supérieures de 4 à 6 degrés.

Oui ! Il faut adapter la ville au réchauffement climatique !

Oui ! Il faut arrêter de bétonner ! Il faut reverdir les rues, les espaces publics !

Il faut adapter l’habitat, l’urbanisme, les mobilités… Donner une place de premier plan au vélo, aux piétons.

Engageons pleinement le territoire dans une transition écologique, faisons de Castres un laboratoire d’innovations environnementales et sociales, une ville à vivre  avec une véritable démocratie locale.

Pour cela il faut une puissante volonté politique. Nous l’avons !

Chartes

La liste Castres écologique & solidaire inscrit son programme dans le cadre des valeurs et préconisations défendues par diverses associations et ONG dont les chartes répondent aux exigences politiques appelées par les enjeux démocratiques, environnementaux et sociaux que nous défendons.

  • Charte ANTICOR
  • Déclaration d’état d’urgence climatique
  • Pacte pour la Transition

L’ensemble des candidats de notre liste les ont signées.